"Toute tentative pour sonder l'avenir tout en affrontant les problèmes du présent devrait se fonder, je le crois, sur l'étude du passé." Robert DARNTON, Apologie du livre, demain, aujourd'hui, hier, Gallimard éd., 2011.

dimanche 22 février 2015

Hyperbole de la médiation littéraire dans le panorama du web

Le deuxième méta-café littéraire sur la plateforme web 3D immersive EVER (Environnement Virtuel pour l'Enseignement et la Recherche) de l'Université de Strasbourg a été, le 21 février 2015, une nouvelle occasion d'expérimenter en quoi les mondes virtuels habités pouvaient enrichir les échanges autour des livres et de leurs lectures.

 
Allégorie de l'extérieur, ou de la personne devant son écran...
(prise de vue derrière les vitres du café littéraire sur EVER 21/02/2015 21:30)
Allégorie de l'internaute. Vue intérieure : par le truchement de son avatar l'ethnologue et
cyber-anthropologue Michel Nachez de l'Institut d'Ethnologie de Strasbourg nous parle
 des enjeux qu'il expose dans ses deux récents ouvrages :
Les machines "intelligentes" et l'homme, puis, Fin de l'emploi pour les humains ?

En seconde partie de soirée, l'auteure et exploratrice du métavers, Acryline ERIN nous présenta une expérience de lecture immersive à partir de son livre "Zapping pour le futur" (éditions Chloé des Lys, 2012).
Téléportés devant un bâtiment portant sur sa façade le sommaire du livre, les avatars des internautes ont été conviés à suivre l'auteure à l'intérieur pour une visite guidée où chaque pièce correspondait à un chapitre du livre, où texte et contexte s'offraient ensemble à une lecture partagée et enrichie.
Un dispositif expérimental rarement testé à ce jour et qui pourrait à moyen terme déboucher sur d'intéressantes et novatrices pratiques de lecture.
Une expérience à vivre, à laquelle il fallait se connecter pour pouvoir la partager avec la vingtaine d'internautes francophones, de France et des Antilles, de Belgique et du Québec...


vendredi 13 février 2015

Lecture, imaginaires et mondes virtuels habités

Février 2015 au Collège de France
J'ai eu le plaisir hier soir d'assister au Collège de France à la leçon inaugurale de Marie-Paule CANI sur le thème : Façonner l'imaginaire : de la création numérique 3D aux mondes virtuels animés (toutes les informations pour suivre ce cycle de cours et séminaires sur le site du Collège de France...).
Ce programme montre bien comment les mondes virtuels se manifestent de moins en moins comme des signaux faibles, comment ils investissent de plus en plus les territoires numériques et y dessinent de nouvelles lignes d'horizon, des perspectives qui passent actuellement par le développement de nouveaux outils suffisamment maniables par des non professionnels pour pouvoir développer les usages et l'exploration de ces mondes.
 
Bien nommer les choses participe à la lisibilité du monde. Dans ces nouveaux espaces, les humains devant les écrans de leurs ordinateurs deviennent (enfin !) véritablement des... internautes (comme nous parlerions de cosmonautes, d'astronautes...). Une certaine ubiquité aussi leur devient possible.
De même, plutôt que de parler de "mondes virtuels animés", je parlerais moi de : "mondes virtuels habités". L'importance est de taille dans ses effets.
 
C'est dans cette perspective que depuis presque une dizaine d'années je travaille, d'une part, à ré-humaniser la médiation littéraire numérique, à dépasser le mur des prescriptions algorithmiques des librairies et des bibliothèques "en ligne"  (lire le post relatant l'expérience du 10 janvier 2015 : Une forte demande pour humaniser davantage le web), d'autre part, à explorer ces nouveaux espaces comme des imaginaires façonnés nous renvoyant des effets de réel. L'hypothèse est que les fictions renfermeraient les vérités structurantes du monde que nous percevons comme réel et qui serait en fait mis en récit par la puissance évocatrice du langage.
 
Textes et contextes...
 
Le samedi 21 février 2015 nous allons, avec le Collectif i3Dim (L'incubateur 3D immersive) proposer une nouvelle expérimentation à partager avec les internautes sur la plateforme EVER (Environnement Virtuel pour l'Enseignement et la Recherche) de l'Université de Strasbourg.
Nous accueillerons dans un premier temps le chercheur et auteur-éditeur Michel NACHEZ pour la présentation de ses deux récents essais : "Fin de l'emploi pour les humains" et "Les Machines intelligentes et l'Homme", aux éditions Néothèque (Strasbourg).
Michel Nachez est ethnologue et anthropologue et intervient à l'Institut d'Ethnologie de Strasbourg, il travaille et expérimente sur plusieurs régions de la Grille EVER avec des projets d'ethnomuséographie virtuelle (Dogons, Afrique ; Sioux-Lakota, USA ; Teko, Guyane Française), des cours sur les serious game en univers virtuel pour les Sciences de l'Education et l'ENSIIE Strasbourg, projet tuteuré en Sciences de l'Education sur des applications de problèmes ouverts pour des élèves de CM (plus d'informations sur http://www.nachez.info/).
En seconde partie de soirée, l'auteure et exploratrice du métavers, Acryline ERIN nous présentera une expérience de lecture immersive à partir de son livre "Zapping pour le futur" (éditions Chloé des Lys, 2012).
Téléportés devant un bâtiment portant sur sa façade le sommaire du livre, les avatars des internautes seront conviés à suivre l'auteure à l'intérieur pour une visite guidée où chaque pièce correspond à un chapitre du livre, où texte et contexte s'offrent ensemble à une lecture partagée et enrichie.
Un dispositif expérimental rarement testé à ce jour et qui pourrait à moyen terme déboucher sur d'intéressantes et novatrices pratiques de lecture.
 
 

samedi 31 janvier 2015

Des livres gratuits sur la prospective du livre et de l'édition

Depuis un moment déjà la deuxième édition, celle de 2008, de mon premier essai "Gutenberg 2.0, le futur du livre" (M21 éditions) est gratuitement consultable dans sa presque intégralité à cette adresse sur Google Livres...
Plus récent (juin 2013), les réflexions croisées avec l'auteur-éditeur Marc-André Fournier sous le titre "Peut-on encore lire ?" sont gratuitement téléchargeables sur iTunes... ("Le livre numérique n'est pas qu'une question de support. Il soulève aussi des questions d'écriture, de lecture. Deux points de vues sont proposés dans cet ouvrage. L'un, empirique, dévoile les voies explorées par un auteur hypermédia pour aborder de nouveaux continents. L'autre, réflexif, se pose la question du devenir de la lecture au regard des expériences menées aujourd'hui, du patrimoine littéraire existant.").
  
Mon Livre blanc de janvier 2009 : "Prospective du livre et de l'édition : Définitions - Concepts - Champs d'action" est toujours lui aussi téléchargeable gratuitement sur la Bibliothèque numérique de l'ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques) et sa lecture permet de prendre du recul et de mesurer combien une prospective dédiée au monde du livre et de la lecture, avec une veille stratégique et technologique, serait plus que jamais indispensable à l'interprofession.
 
Mon essai de 2011, "De la Bibliothèque à la Bibliosphère, les impacts du livre numérique sur les bibliothèques et leur évolution" est épuisé en version imprimée et déréférencé des plateformes numériques. J'ai récupéré mes droits sur cet ouvrage et je réfléchis sérieusement à une nouvelle mouture plus développée et davantage argumentée au vu de mes récentes expériences et des évolutions observées depuis 2011. Si un éditeur est intéressé ?
 
Enfin, mon récent essai de fin 2014, "Les Mutations du Livre et de la Lecture" chez Uppr éditions n'est pas vraiment gratuit, mais presque ! Moins cher qu'un cocktail, il sera plus stimulant croyez-moi !
Et... surprise à demi dévoilée : à venir la parution prochaine en livre numérique de mes chroniques 2012 sur ce blog : "La Chronique Quichotte - Journal 2012 sur le livre et la lecture face au numérique" (à paraître aux éditions Akibooks). A bientôt !

dimanche 25 janvier 2015

Lecture et Arts de la Parole sont-ils atomisés par le numérique ?

Peut-être le texte qui suit ne fait-il que formuler maladroitement l'hypothèse qu'une herméneutique fictionnalisée permettrait de réfléchir les procédures  courantes de l'interprétation, de penser les limites de la fiction (et jusqu'à son hospitalité peut-être, son caractère habitable), et ainsi de favoriser la prise en charge de nos discours sur le monde, considérant qu'en grande partie le monde tel que nous le percevons est crayonné par nos discours. Peut-être.

Lire et dé-lire les fictions
 
Jadis les arts de la parole, qui comprenaient la grammaire, la rhétorique et la logique, étaient partie intégrante des arts libéraux.
La grammaire est l'étude des éléments qui constituent une langue, elle relève de l'architecture du langage. Nous pourrions dire qu'elle charpente l'édifice de notre pensée langagière.
La rhétorique est la science de l'art oratoire, elle vise à l'efficacité de la parole. Nous pourrions dire qu'elle lui permet d'accéder au plan des idées.
La logique est l'art de l'argumentation juste et parfaite, elle relève de la raison. Nous pourrions dire qu'elle nous permet de rester sur une voie raisonnable dans nos interprétations.
 
A l'heure des mutations des dispositifs et des pratiques de lecture, tant les possibilités nouvelles ouvertes par les machines informatisées, que l'inélégance de lecteurs à exiger tout, tout de suite et sans effort, à n'être que spectateurs, rendent urgent de repenser, et donc de redéfinir, nos rapports à la lecture.
Pour d'abord contextualiser différemment les impacts de ce que nous lisons et l'influence des dispositifs sur nos stratégies d'interprétations, il serait je pense utile de dépasser le couple signifiant/signifié de la linguistique (le signifiant étant le son vocal d'un mot prononcé, et le signifié étant l'image mentale que nous nous en faisons), pour démasquer les leurres et dévisager les textes en lecteurs revendicatifs, par leurs figures, leurs valeurs et leurs enseignes, leurs cartes à jouer signification/significatif, en quelque sorte, où la signification est le sens naturellement attaché à un mot, et où l'aspect significatif révèle ce que fondamentalement ce mot exprime.
Cette aspiration à exercer sa liberté d'esprit fut en fait naturellement déjà explicitée, notamment dans un roman, qui est pour moi un roman culte, La montagne magique, de Thomas Mann : « un objet qui relève de l'esprit, peut-on y lire, c'est-à-dire un objet qui a une signification, est significatif par cela justement qu'il dépasse son sens immédiat, qu'il exprime et expose une chose d'une portée spirituelle plus générale, tout un monde de sentiments et de pensées qui ont trouvé en lui leur symbole plus ou moins parfait, ce qui donne précisément la mesure de sa signification... ».
 
Pour un lecteur averti, qui vit ses lectures, qui voit ce qu'il lit, le texte, même de fiction, ne doit pas dissimuler, mais enseigner et permettre de ressentir et d'exprimer l'informulable.
N'est-ce pas au fond proche de la théorie de Frédérique Leichter-Flack dans son essai Le laboratoire des cas de conscience (Alma éditeur, Paris, 2012 - Lire à ce sujet La fiction, chair de l'éthique, par Olivier Rey).
Mais ce qui pourrait être outils d'émancipation, peut aussi devenir organes de contrôle social.
  
Les quatre sens de l'écriture
 
C'est je crois dans ce sens en tout cas, celui du texte littéraire comme laboratoire des cas de conscience, que des traditions spiritualistes, qui depuis des millénaires questionnent le sens de la destinée humaine, ont jadis élaboré des méthodes de lecture. Ainsi, pour les textes des deux grands courants du judéo-christianisme nous avons le Pardès du judaïsme et la Lectio divina du christianisme, reposant tous deux sur ce qui est couramment appelé : « les quatre sens de l'écriture ».
Le Pardès propose quatre niveaux d'étude des textes :
PESHAT, qui ne considère que le sens littéral du texte au niveau du monde sensible.
REMEZ, qui éclaire les allusions du texte qui pourraient mener à un niveau plus élevé de compréhension.
DERASH, qui vise à l'interprétation figurée des paraboles et des légendes (du latin legenda : ce qu'il faut lire).
SOD, qui au niveau ésotérique dévoile le Secret qui était caché dans le texte.
La lectio divina, théorisée elle vers l'an 220 par un Père de l’Église chrétienne, Origène, propose d'examiner successivement le sens littéral (ou historique), puis allégorique, puis tropologique (c'est-à-dire moral), et enfin anagogique (c'est-à-dire élevant l'esprit vers une autre sphère de compréhension). Ainsi, la simple lecture littérale d'un texte à portée spirituelle, la lectio, doit-elle se prolonger par une réflexion profonde sur ce même texte, la meditatio, se poursuivre par un dialogue avec son Maître intérieur, l'oratio, pour se terminer par une écoute silencieuse, la phase de contemplatio, pour la réception en Soi du sens caché.
Un véritable lecteur (ou bien évidemment une véritable lectrice), devrait pouvoir appliquer à différents contextes (ou réalités du monde) ces méthodes de déchiffrage appliquées à certains textes, lesquels par ailleurs tendent souvent à abonder dans ce sens. Car il ne s'agit pas là de textes à comprendre, mais de textes pour se comprendre (nous pouvons penser, entre beaucoup d'autres, aux romans d'Hermann Hesse, par exemple).
C'est, je crois, une question de rapport aux lieux. Lieux qui peuvent être extérieurs – nous pourrions penser alors au chamanisme, au druidisme ; ou intérieurs – dans l'espace mental (d'une lecture par exemple), la prise de conscience..., mais en considérant bien toujours ces lieux comme des architectures imaginaires interprétatives (c'est-à-dire qui recèlent des interprétations), des rébus habitables, des projections architecturées de pages écrites. Nous connaissons tous des contextes qui dissimulent des alphabets non phonétiques, par exemple desquels nous pourrions dire que tout y est symboles, comme des cathédrales ou des lieux qui seraient consacrés.
 
Des livres comme autres mondes habitables
 
Pour les authentiques lecteurs de romans leurs découvertes littéraires sont finalement d'autres mondes, parfois davantage habitables que les sociétés contemporaines, ou d'autres fois, d'intéressants laboratoires, comme je l'évoquais précédemment.
Deux exemples pourraient permettre de comprendre les conséquences que cela pourrait avoir.
Le premier exemple est extrait de l'ouvrage Mystiques et magiciens du Tibet d'Alexandra David-Néel en 1929 et je le relate dans un récent post : Bibliographie naturelle et anthropocentrisme.
Le deuxième exemple est un extrait d'un essai de 1943, L’homme à la découverte de son âme - Structure et fonctionnement de l’inconscient de C.-G. Jung.
Jung y prend l'exemple, dans l'Antiquité égyptienne, d'une personne mordue au pied par une vipère des sables. Le prêtre-médecin qu'il met en scène recourt alors à ce que j’appellerais une « thérapie narrative ». Par sa parole, il réécrit l'incident qui a eu lieu sur le plan physique terrestre, en le portant sur un plan métaphysique où une solution peut alors être mise en œuvre. Dans cet exemple le prêtre-médecin raconte comment le grand Dieu-Soleil parcourant ses domaines a été mordu par un serpent venimeux mis sur son chemin par la Déesse-Mère, comment tous les autres dieux la supplièrent alors de créer le contrepoison efficace, comment elle y consentit et comment fut alors guéri le Dieu souffrant. Pour Jung, que je cite brièvement : « il nous faut bien nous dire qu’à l’échelon psychique qui était celui des Égyptiens d’alors, ce récit constituait bel et bien un procédé thérapeutique : à cet échelon, en effet, l’homme pouvait encore être facilement plongé dans l’inconscient collectif par un simple récit, dont les images s’emparaient alors de tout son être avec une puissance telle que son système vasculaire et que ses régulations humorales rétablissaient l’équilibre compromis. C’est d’ailleurs, poursuit Jung, ce qui explique en toute généralité la valeur curative de la médecine magique à l’échelon primitif, alors que nous ne concevons la possibilité d’efficacités de cette sorte que tout au plus dans le domaine moral. ».
A ce niveau de lecture aucun de nous n'est plus un être unique, séparé, mais il incarne aussi la totalité de l’humanité, laquelle s'exprime d'ailleurs collectivement en ce sens depuis des millénaires déjà, dans ses productions artistiques en général et ses littératures en particulier. A ce niveau de lecture littéraire nous aurions accès à la mémoire de l'espèce, à l'expérience engrangée par l'humanité depuis plusieurs millions d'années.
 
Que vous soyez de l'édition imprimée ou de l'édition numérique : laissez nous lire ce qui dans le patrimoine littéraire de l'humanité relève de l'immémorial et de l'ineffable. 
 
Oui, car comment ne pas regretter ici le désengagement de l'interprofession du livre, alors que de nouveaux outils pourraient précisément nous permettre l'exploration des territoires imaginaires de nos lectures !
Le monde du livre reste assis, semble-t-il, dans les lueurs du bouquet final du feu d'artifice tiré par Gutenberg, cet alchimiste incongru, fabricant de miroirs magiques pour les pèlerins.
L'iPad et Cie n'est que le chant du cygne des postes de télévision, voyons ! Juste un peu de veille technologique et de clairvoyance et on réalise vite l'impasse dans laquelle l'édition s'engage.
Il nous faut accepter de quitter ce monde dans lequel les somnambules passent pour des éveillés.
Le problème aujourd'hui avec les décideurs de l'interprofession du livre, c'est leur incapacité absolue à rêver le futur du livre. Chez ces gens là on ne rêve pas monsieur ! :-(
 

samedi 17 janvier 2015

Forte demande pour humaniser davantage le web

Photo par Didier Preud'homme de la grille Logicamp
De l'expérience du samedi 10 janvier 2015 d'un Café littéraire sur le web 3D immersive entre la France et le Québec, et regroupant des participants de part et d'autre de l'Atlantique, Belgique francophone comprise, il ressort une forte demande des internautes pour rompre la glace des écrans et dépasser les limites du web 2.0 et compagnie.
De quoi s'agissait-il ? Pour rappel, d'une rencontre reproduisant sur le web par simulation numérique le cadre et le contexte d'un "café littéraire", tel que nous pouvons en fréquenter par ailleurs dans nos villes respectives, avec possibilités de déplacements et d'échanges à l'identique, et en prime le plaisir de pouvoir admirer un accrochage de peintures de Claude Simonnet (reproductions de toiles réelles d'un artiste vivant et dont les internautes peuvent éventuellement faire l'acquisition). A cette occasion la romancière québécoise Danielle Dussault nous a parlé depuis Thetford Mines de son récent titre Anderson's Inn (Lévesque éditeur) dont elle nous a lu un extrait.
 
Cette expérience, conduite par le Collectif i3Dim (L'incubateur 3D immersive) a reposé sur l'utilisation d'un logiciel libre de "mondes virtuels" (OpenSimulator) et était hébergée par EVER (la plateforme  virtuelle immersive de l'Université Numérique En Région Alsace).
Devant le succès de cette soirée et les demandes de plusieurs participants nous allons prochainement organiser d'autres rencontres francophones de ce type.
N'hésitez pas à vous signaler en commentaires ou via la page "Contact" de ce blog si vous souhaitez être informé et participer aux prochaines rencontres...
De nombreux participants ont publié des photos de l'événement sur Facebook et Google+, merci à eux ! En voici deux qui résument bien ces moments partagés :
 
21H00 en France 15H00 au Québec : les premiers internautes se connectent et font connaissance.
Les auteurs sont déjà à leur place sur leur tabouret face à leur livre (à gauche Danielle Dussault,
à droite Lorenzo Soccavo avec son éditeur Vincent Bresson d'Uppr éditions en face de lui)
 
Après les lectures dans le café, visite de dispositifs originaux d'accès à des
fonds libraires dans une librairie fictive en 3D permettant aux visiteurs internautes
de se rencontrer, d'échanger entre eux, de surfer ensemble sur le web 2D dédié aux livres...
Lire sur le même sujet : La médiation littéraire dans les nouveaux territoires...